Pesach pendant Corona

Pesach pendant Corona

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Aujourd’hui  c’est le 14 de Nissan dans le calendrier juif, le début de Pesach ou autrement connu sous le nom de Pâque juive. La célébration commence comme toujours au coucher du soleil, avec le Seder – un grand repas festif. Le Seder rassemble les gens autour d’une quantité impressionnante de mets délicieux, en se réjouissant de raconter des histoires et de boire les quatre coupes de vin obligatoires, de chanter des chansons, de lire la Haggadah – le livre qui raconte l’histoire de l’Exode, il y a plus de 3000 ans, lorsque le peuple juif est sorti de l’esclavage et a quitté l’Égypte. Le Seder se terminer avec l’Afikoman – le symbole du sacrifice pascal, sous forme de morceau de matza, qui a était caché, et que les enfants doivent chercher, gagnant un prix en cas de découverte. 

La préparation de Pesach commence dans chaque foyer quelques semaines avant le 14 de Nissan, cette année le 8 avril dans le calendrier Grégorien. Pesach est la fête des matzot, ce qui veut dire une semaine sans chametz une semaine pendant laquelle on n’est pas censé consommer de pain levé, ni d’être en possession de pain ou produits de panification. Lorsque le peuple juif est sorti d’Égypte, il était pressé, il ne pouvait pas préparer de pain levé pour la route. Depuis lors, chaque printemps, le peuple juif célèbre la Pâque en se souvenant de cela et en ne mangeant que de la matza – du pain azyme sans levain pendant une semaine entière.

Pendant les jours qui précèdent Pesach, chaque foyer juif entre dans le processus de nettoyage, au cours duquel chaque miette de chametz doit être trouvée et éliminée. Le chamez est considéré comme tout ce qui est fait de blé, d’épeautre, d’orge, d’avoine ou de seigle. Comme c’est souvent le cas, dans foyers juifs il y a toujours des réserves de nourriture et donc on se retrouve avant Pesach avec une quantité importante de chamez. Comme ce serait une perte de jeter tout cela, la coutume est de vendre le chamez à un non juif pour toute la période de Pesach. Normalement, le rabbin de chaque communauté s’occupe de conclure les contrats de vente et de trouver des personnes à qui vendre le chamez. 

Maintenir la tradition de ne manger que des matzot pendant Pesach semble raisonnable pour tout le monde. Mais comment se fait-il que la consommation ou la possession d’une seule miette de pain levé pendant Pesach devienne une interdiction telle que la moindre transgression est punie avec karet – être spirituellement coupé du peuple juif? L’explication est simple. Le pain levé est comparable au soi de chaque être humain, ça devient infatué avec le passage du temps. Ainsi, le pain délicieux, sucré, moelleux est comparable au mauvais penchant qui augmente en nous. Pesach est le moment de commémorer le fait d’être libéré de l’esclavage, libéré du mauvais penchant, Dieu est au centre, et pas notre propre volonté et nos propres désirs. 

Pesach 2020 semble rappeler au monde entier ce simple fait: nous ne faisons que passer par le monde. Même si notre présence sur la Terre influence l’aspect de la planète, même si la vie humaine a un grand impact sur tout ce qui nous entoure: la faune, les écosystèmes, la pollution. En fin de compte, ce n’est pas nous qui choisissons qui vit et qui meurt quand Corona est au coin de la rue. Nous ne pouvons pas changer notre biologie, mais nous pouvons influencer notre karma. Faire le bien n’est pas douloureux, c’est réduire l’égoïsme, pouvoir se mettre à la place de quelqu’un d’autre. Faire du bien, c’est montrer du respect pour la création, après tout, nous en faisons tous partie. 

Et puisque nous sommes tous confinés ces jours, la technologie peut nous mettre ensemble de quelque sort. Nous disons toujours à nos enfants comme les moments en famille sont précieux, à quel point il est important de passer du temps de qualité ensemble, d’être vraiment présents les uns pour les autres lorsque nous prenons un repas ensemble: pas de téléphone, pas de tablettes pendant les repas. Et pourtant, la nuit du Seder de cette année sera l’exception. Nous ne pourrons pas nous réunir physiquement avec les membres de notre communauté et nos amis pour la fête, mais exceptionnellement, nous utiliserons la technologie pour être tous ensemble sur Zoom. Oui, Zoom semble être l’un des mots les plus utilisés sur le web à l’époque de Corona. 

Pesach Sameach!

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I started my journey by studying Psychology (at Bucharest University, Romania). As I advanced through the Master and Coach programmes with my NLP studies (at the Kutschera Institut, Austria), it became clearer and clearer that this is what I want to do with my life – accompany people in their journey towards a better life, full of joy and positive feelings. I’ve been working as a coach for the past 10 years and I’ve created and implemented personal developed programmes for children together with partners from Romania and Switzerland.

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