La solitude au temps de Corona

Maintenant quand la vague de coronavirus nous frappe massivement comme un tsunami, nous réalisons que notre monde connu n'est plus le même. Notre santé est numéro un à l'agenda. Mais qui prendra soin de notre bien-être psychologique?

La solitude au temps de Corona

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Les humains sont des créatures sociaux: coupez-les de l’interaction humaine de base et ils pourraient tomber malades simplement à cause de la solitude, de l’anxiété et de la tristesse. En réponse à la pandémie mondiale, il est conseillé d’adopter une distance sociale («social distancing»). Les personnes âgées sont ouvertement demandé à rester à la maison. Ajoutez à cela le fait que nous sommes quotidiennement bombardés par les messages négatifs sur les malades et les morts, que nous sommes contraints dans nos mouvements et que nous ne savons pas combien de temps cela durera. Comment on peut faire face à tout cela?

Les blogueurs(-eusses) écrivent comment ils ou elles ont commencé à réinventer leur dynamique familiale et consacrent plus de temps à leurs proches. Mais un autre coté de la médaille est le stress en raison de l’équilibre brisé entre vie professionnelle et vie privée. Le professionnel empiète sur le privé. Le privé interfère avec le professionnel. La frontière entre les deux est très vague. Et si vous avez des enfants, vous savez de quoi je parle. Les enfants ne se soucient pas du concept de «home-office».

Les couples doivent également passer un examen relationnel: comment ne pas glisser dans l’argumentation, l’ennui et la monotonie? Comment rester lucide, solidaire et positif? Beaucoup vont à travers des moments difficiles se sentir submergés les uns par les autres ou se noyer dans un effondrement émotionnel. Et oui, les cas de violence dans les relations intimes ont augmenté pendant la période d’isolation imposé.

Et les personnes âgées? Ceux qui sont presque devenus des boucs émissaires («scapegoats») dans ce film d’horreur intitulé «pandémie de coronavirus». Ceux, pour qui un peu d’échange social, est comme une gorgée d’air frais. Ceux qui ne sont parfois pas en mesure de substituer une véritable interaction par un échange virtuel. Comment se sentent-ils?

Et tous les gens seuls…

Et toutes les personnes qui ont peur de perdre leur emploi…

Et toutes les personnes qui le déjà perdu …

Réfugiés…

Sans abri…

Les personnes souffrant d’anxiété…

Nous tous.

Ce dont nous avons tous vraiment besoin maintenant, c’est d’un gros câlin. Pour obtenir le sentiment de proximité et de connexion humaine. Pour se sentir en sécurité. Sentir que nous ne sommes pas seuls. Sentir que c’est bien d’être triste. C’est ok de ne pas être parfait. C’est bon d’avoir peur. C’est humain. Le câlin à la demande comme jamais auparavant. Mais câlins, comme les baisers ou les poignées de main sont tabous en ce moment. Donc, nous embrassons… des arbres! Au moins, cela est jusqu’à présent autorisé.

Picture: Zaher Aljamous

Les arbres ne peuvent pas pleurer comme les humains mais ils peuvent accepter nos larmes. Les arbres sont le pouls de la Terre et ils nous soutiennent avec énergie même si nous ne le réalisons pas toujours. Tant qu’il y aura des arbres, nous savons que l’univers est vivant et que demain sera un autre jour. Les arbres nous font vivre en fournissant de l’oxygène. Ils nous calment simplement en chuchotant avec les feuilles au vent ou en nous magnétisant avec le vert. Embrassez un arbre. Et sentez-vous ici et maintenant.

Revenez ensuite à la réalité et appelez vos (grands)parents. Souriez à l’étranger sur le trottoir. Discutez avec vos amis. Écrivez une lettre au «pen-pall». Regardez une comédie avec vos proches. Faites des achats pour la grand-mère qui habite à côté. Dessinez quelque chose avec vos enfants et envoyez-le par la poste à quelqu’un. Jouez d’un instrument depuis votre balcon pour que les autres l’entendent.

Tout passe. Et la coronavirus passera aussi. Embrasse un arbre. Change d’avis.

 Cet article est inspiré du Post sur Instagram et une photo de Zaher Aljamous. Merci, Zaher, de nous avoir rappelé ce qui compte vraiment.

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Anna speaks French, German, English and Russian. She obtained a Master Degree at the University of Bern (Cultural Studies) and a Bachelor at the Lomonosov Moscow State University (Philology). Anna has big interest in such themes as: identity, cultural hybridity, music, and raising children in multicultural context. She is convinced that our children can teach us a lot. They are not born with stereotypes but they risk to acquire them later under external circumstances. Our task as parents is to help them grow as conscious and culture-aware humans.

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